Il y a deux semaines, les cours se sont terminés. Tous arrivés à la maturité de leur contenu, ils m’ont laissé dans une impression d’apothéose, mais cela devait sans doute avoir trait aussi à la couche émotive que je leur surajoutais tant bien que mal : finir les cours, c’est quitter cette université qui, simplement, ne sera plus jamais la mienne. D’abord, avec M. Thélot, le cours final sur Rimbaud s’est appliqué à l’étude du poème « Génie », une des dernières traces dudit poète, d’autant plus émouvante qu’elle est simplement magnifique grâce à l’espoir dont elle est porteuse, malgré tout, avec son « amour, mesure parfaite et réinventée ». M. Thélot nous a révélé qu’il voulait cesser d’enseigner Rimbaud pour un temps, exprimant entre autres qu’il n’arrivait pas à vraiment s’expliquer « la machine aimée des qualités fatales », bien qu’il en ait donné une explication très satisfaisante à mon avis. En tout cas, j’étais consternée, parce que ce cours était génial – comme avec M. Dumont et la poésie québécoise, j’ai eu l’impression que l’approche de M. Thélot de la poésie rimbaldienne confirmait que j’étais à la bonne place en littérature – et que je ne pouvais pas concevoir que, pour cette raison, personne ne pourrait plus en bénéficier. Le lendemain, nous avons conclu sur Pascal, M. Landry prenant bien soin de nous dire d’aimer la création de Dieu – se rendre la vie légère et agréable – en attendant de le rencontrer, comme Pascal en évoque l’éventualité. Enfin, avec M. Bonnet, nous étudiions Novarina, le dramaturge contemporain qui épuise le langage pour comprendre l’homme. Ce prof a même mis fin à son cours avec un salut particulier aux étudiants étrangers, en soulignant qu’il espérait qu’ils aient apprécié leur passage et qu’ils reviennent par la même occasion. Ce jour-là, il faisait très soleil et il ventait beaucoup, mais cela ne parvenait pas suffisamment à étreindre mon cœur gros lorsque je me suis dirigée dehors ; je traversais le pont de l’Université, toujours aussi beau avec son travail de fer forgé peint en turquoise. Même si ces professeurs ont passé comme des comètes dans mon parcours scolaire, je sais que je ne les oublierai jamais, parce que j’ai retrouvé un intelligent mélange de passion et de profondeur que chez chaque prof de mon deuxième semestre, comme s’ils incarnaient véritablement leur cours. En effet, il y avait adéquation entre le fond et la forme : M. Thélot et son regard dense, ancré dans une sensibilité de l’au-delà, M. Bonnet avec ses traits fins comme ses délicieuses explications de texte, M. Landry avec son sourire bienveillant de Dieu qui n’est qu’amour, l’élégant M. Auclerc avec ses lunettes de plastique noir et ses approches dynamiques de la littérature.
Un jour, j’aimerais devenir quelqu’un d’aussi accompli. Mais, pour l’instant, ce n’est pas gagné d’avance, loin de là. En effet, lors d’une rencontre pour préparer les tables rondes des Assises internationales du roman, j’ai passé proche de ne vraiment rien réussir à dire. Ça me faisait même penser à Ponge qui, la première fois qu’il s’est essayé, a été incapable de prononcer quelque chose aux examens oraux de philosophie pour valider sa licence et pour entrer à l’ENS. Pour ma part, j’ai prononcé des mots, d’abord, mais c’était tellement confus et, puisque j’en avais conscience, j’en rougissais. En fait, j’essayais d’expliquer les questions soulevées, que je n’avais pas encore clairement développées, par la prose de Gatti : ce n’était rien de très laborieux, pourtant. Après cette intervention cuisante de honte, j’ai griffonné quelques réflexions et j’ai demandé plus tard à ravoir la parole, pour expliquer ce que j’avais formulé. Et M. Auclerc de dire d’un air souriant : « ah ! mais vous en aviez des questions ! » Et l’ingénu Jean-Claude de dire : « ah, c’est bien ! Tu permets que je la prenne en note ? » Oui, oui, profitez-en, j’arrive parfois à m’exprimer ; je me sentais dans le poème « L’huître » de Ponge, cette chose qui s’ouvre rarement et dont on peut distinguer, avec chance, la perle qu’elle a dans le gosier. À la fin, quand j’ai quitté la salle, M. Auclerc m’a lancé un chaleureux « au revoir, Julie », auquel j’ai répondu de la même façon. Je pense que nous étions tous les deux contents que j’aie réussi à parler, même si cet accomplissement a préalablement impliqué quelques impasses.
Au moins, dans mon examen oral avec M. Thélot, examen que je redoutais assez, je sais que j’ai réussi à m’extérioriser encore une fois : je pense que mon analyse du sublime dans La Liberté guidant le peuple a été bien menée, je ne lisais même pas mes notes et le prof a semblé apprécier, il m’a dit que j’avais bien travaillé. Il m’a demandé, d’ailleurs, ce que je comptais faire après la licence et je lui ai révélé mes intentions de continuer mes études supérieures au Québec. Et il m’a demandé quel sujet m’intéressait : j’ai dit la poésie, évidemment, et la philosophie. Il acquiesçait – je savais déjà que c’étaient ses champs de recherche. C’était bizarre de penser que, si j’avais eu un projet d’études clair et l’intention de rester en France plus longtemps, j’aurais pu demander à M. Thélot d’être mon directeur de maîtrise. Ça m’a fendu le cœur pendant les jours qui ont suivi, parce que ce doit être une expérience tellement stimulante de travailler avec lui – j’ai essayé de rendre perceptible l’effervescence de ce prof au fil de mon journal. C’est une des concrétisations de la grande difficulté qui émerge de ce voyage extraordinaire : je m’attache aux choses ici, aux gens, je dois m’exalter puis tout abandonner dans un mouvement quasi simultané. C’est dur de devoir tout quitter ici, comme j’ai quitté Québec ; j’avais eu un serrement au cœur, déjà, après le dernier cours d’Écriture de l’essai. C’est pourquoi je ne sais pas si je serais prête à encore tout laisser pour partir pendant longtemps, même si c’était pour un mémoire ou une thèse dirigée par M. Thélot. J’en ai assez d’être dans un constant état transitoire qui me fait violence : je ne serai jamais réellement Française. J’ai besoin de cette proximité physique et émotive que je ressens avec ma terre natale, le seul vrai chez-moi.
Ainsi, malgré le printemps qui ressemble à l’été ici, j’ai une sorte de mélancolie qui me poursuit, surtout quand les jours de pluie prennent le relais du soleil – même si le printemps fait mentir les désespérés, comme dirait Daniel Bélanger. J’ai hâte de rentrer et pas du tout à la fois, c’est un peu étrange. Je suis dans la phase d’acceptation que ce séjour à Lyon ait une fin. Au sujet de ma gravité intermittente, en plus des œuvres littéraires que j’étudie qui déplorent de toutes les manières la finitude de la condition humaine, il y a une citation de Kafka qui constamment se trouve dans mon chemin, comme si c’était une manigance du destin – auquel je ne crois pas tellement. Je l’ai premièrement vue chez Decitre, dans les cartes sur lesquelles sont imprimées des citations : « La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous. » Je ne sais pas pourquoi, peut-être en raison de la violence de l’image et de la terreur délicieuse qu’elle évoque, mais cette phrase est restée imprimée en moi et j’ai acheté la carte quelques mois plus tard. Puis, quand je suis allée à Chambéry, j’ai dormi dans la chambre d’invité et, sur une affiche représentant de façon fantaisiste un lit, il y a avait encore cette pensée de Kafka qui a véritablement dormi au-dessus de moi. Et jamais deux sans trois : alors que je lisais l’admirable essai de M. Thélot sur Rimbaud, La poésie excédée, j’ai consulté l’une des notes à la fin du texte qui expliquait que Rimbaud et Kafka avaient des ambitions analogues quant à leur rapport à la littérature. Cette fois, j’ai même pu avoir une mise en contexte de ladite citation, tirée d’une lettre de Kafka à Oskar Pollack du 27 janvier 1904 :
« Si le livre que nous lisons ne nous assène un coup de poing en plein crâne et ne nous réveille, à quoi bon lisons-nous alors ce livre ? Pour qu’il nous rende heureux…? Par Dieu, nous serions simplement tout aussi heureux si nous n’avions pas de livres, et ces livres qui nous rendent heureux, nous pourrions en écrire à la rigueur nous-mêmes… Un livre doit être une cognée pour la mer qui est gelée en nous. Voilà ce que je crois. »Ces lignes m’ont complètement renversée et j’ai compris un peu mieux la résonance que ces mots opéraient depuis déjà longtemps en moi. Plus précisément, ceci m’a rappelé un souvenir vieux de près de quatre ans : alors que j’avais rencontré à la boutique du Vieux-Québec où je travaillais Kathleen, la cousine de ma collègue, j’avais demandé à la première, qui étudiait en littérature, ce qu’elle pensait de la poésie. Dans ma vie, je ne crois pas avoir été choquée souvent, mais, cette fois-là, je l’étais, et ce n’est qu’aujourd’hui que je peux mieux m’expliquer ma réaction : elle m’avait répondu qu’elle aimait la poésie quand ça la faisait rire. Je ne veux pas avoir de vision élitiste du monde des mots, mais, la poésie, ce n’est pas un sujet d’humour, c’est quelque chose d’une sérieuse intimité pour moi. Et j’ai pensé aux vers de Tardieu qui ont fait rire les gens au Printemps des poètes ; puis à M. Thélot qui, comme Rimbaud crachait sur la poésie admise, s’est brièvement insurgé contre cette dernière. J’ai ainsi davantage compris pourquoi cette phrase a eu une telle résonance, un tel impact intérieur comme elle en revendique. Emaz aussi croit que la poésie n’est pas un jeu, ce serait plutôt un moyen de lucidité et de survivance à la fois. Mais je tiens à dire que j’aimerai toujours Harry Potter ; il y a tant de gens qui, attendant leur lettre d’admission à Poudlard, voudraient changer la vie, comme Rimbaud l’a désiré. Seulement, on s’y prend comme on peut.
Dans cette éprouvante transparence à moi que j’essaie de préserver, je vois aussi le temps qui déboule. Ma vie et mon incapacité essentielle à en suivre le rythme ont d’ailleurs trouvé la concrétisation même de ce déséquilibre dans un événement qui aurait pu vraiment mal tourner. La semaine passée, lundi à 8 h du matin, j’avais un examen de Théorie littéraire, mais le problème est que je me suis réveillée, dans mon lit, à 8 h 23. Je suis à peu près sûre d’avoir réglée mon alarme pour 6 h 30, pourtant. Peut-être que, dans un geste somnambule, je l’ai désactivée, je ne sais pas, parce que de telles choses ne me sont jamais arrivées. Cela dit, il faut savoir que je n’ai pas eu le temps de paniquer, seulement de me faire du café et de partir en courant. Je suis arrivée dans la salle d’examen à 8 h 50 – l’examen se terminait à 10 h – et j’ai expliqué à M. Bonnet que je n’attendais aucune compréhension de sa part. Il m’a remis ma copie et m’a dit, quelques instants plus tard, avec un air encouragé, que c’était faisable, comme s’il avait jugé de la sincérité de mon histoire. En plus, c’était un texte d’Emaz qu’il fallait commenter : la solidarité humaine et la poésie m’ont sauvée ce matin-là. Il faut aussi mentionner que, le cours s’adressant à des gens qui n’étudient pas forcément la littérature, j’avais une certaine longueur d’avance. Et mon expérience de dernière minute m’avait déjà montré que je travaillais bien sous pression. Alors, j’ai écrit sans relâche. Je pense avoir bien réussi, bien que je ne sois pas parvenue à me défaire, pendant le reste de la journée, du stress incommensurable qui s’était emparé de moi.
Dans un plan d’ensemble, je l’ai dit, le temps fuit tout aussi rapidement. C’est difficile de ne pas être obsédée par la fin qui arrive. J’ai au moins fait un rêve qui m’a donné une jolie leçon et j’en remercie mon activité inconsciente : j’étais de retour au Québec le 14 mai plutôt que le 14 juin, un mois à l’avance, et je regrettais d’être revenue si tôt, ne comprenant même pas les raisons de ce départ impromptu, alors qu’il me restait même des examens à écrire. Or, je ne suis pas encore partie de Lyon et je ne dois pas m’apitoyer tout de suite, mais plutôt bien profiter de ces dernières petites semaines qui me restent. Même, je m’applique à ralentir, dans une certaine mesure, les heures qui passent en multipliant les moments passés en bonne compagnie : j’ai marché et parlé un moment avec Florence, une consœur de classe, j’ai épluché des asperges blanches avec Vincent et Catinca et j’ai offert à Arne, pour son anniversaire, Volkswagen Blues – Jacques Poulin est un auteur qui, en raison de son amour de la littérature, de son éloge de la lenteur et de la tendre vision qu’il déploie de Québec dans ses livres, me permet d’envisager une existence sereine au retour.
L’Opéra de Lyon a également constitué un lieu où j’ai pu, par moi-même, « oublier / le temps qui va, le temps qui sommeille, le temps sans joie » (Aznavour) en me gorgeant de musiques et de couleurs. Lysandre et moi avons participé aux portes ouvertes de l’établissement où nous avons pu prendre part à un atelier ludique où la foule, depuis son siège, était invitée à chanter avec les choristes des airs d’opéra connus comme Carmen. Nous avons aussi visité le studio de ballet situé au quinzième étage, qui était décoré de divers costumes utilisés dans les productions récentes ou à venir et dont les baies vitrées proposent une superbe vue sur Lyon. Je suis retournée encore deux fois à l’opéra, mais cette fois pour assister à de véritables spectacles. D’abord avec Giulia, car elle m’avait invitée à l’accompagner pour l’opéra Lulu, qui m’a captivée dans son récit de la destinée tragique d’une femme fatale et inspirante, bien que la musique sérielle qui accompagnait le reste m’ait un peu dérangée. Avec Élise, je me suis enivrée d’un concert de l’orchestre de l’Opéra de Lyon, qui interprétait la transparence de Chausson et de Debussy et puis la rugosité de Stravinsky et de son Oiseau de feu. En effet, ce dernier compositeur m’a semblé plus difficile à écouter, même si j’avais en tête ses préoccupations esthétiques de rupture. J’ai apprécié la versatilité des rythmes et instrumentations, mais les sonorités dégagées n’ont pas eu le même effet rédempteur que d’habitude sur moi. En fait, pendant que je travaillais sur mes dossiers à rendre pour la fac, j’ai beaucoup écouté le piano de Chopin et j’ai l’impression d’avoir édulcoré ma vie avec ses Nocturnes.
Lorsque j’étais revenue de voyage, je m’étais étonnée du fait que la colline de Fourvière, juste derrière chez moi, ait tant verdi en moins de deux semaines. Les arbres y ont été en fleurs, puis ce sont maintenant les rosiers qui embaument l’air. Le jardin des roses est devenu mon havre de paix, j’aime aller y alléger mes après-midi : c’est tranquille, la fraîcheur des bois est plaisante tout comme le panorama lyonnais et les arches ornées de rosiers grimpants me laissent à chaque fois rêveuse. Le décor est tout à fait magnifique. J’ai également profité du parc de la Tête d’or avec Lysandre. Étendue dans l’herbe, les œuvres complètes de Rimbaud en main, au lieu de travailler sérieusement sur mon explication du poème « Adieu », j’ai lu à voix haute le poème « Sensation », toujours autant significatif qu’envoûtant.
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :Comme dans ce texte, il me semble que la nature permet de mieux vivre le contact avec soi, nous « recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle » (c’est tiré d’« Adieu », cette fois) : on sent la vie en soi – le sentiment d’existence de Rousseau –, comme dans une sorte de transcendance non plus abstraite mais physique. C’est comme ça que je comprends les derniers élans de Rimbaud. Même si le pourquoi des choses m’échappe, au moins je me rends compte que, ce qui est beau pour l’être humain, la finalité en fonction de sa nature, c’est de vivre : vivre dans un corps et une âme.
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, — heureux comme avec une femme.
Je me suis sentie fragile dans les derniers temps, mais je ne sais pas tellement pourquoi, peut-être à cause de cette acceptation inconditionnelle de la fin de la France à laquelle je suis confrontée. La musique classique a accompagné la rédaction de mes travaux et j’en suis venue à être agacée par autre chose et cela même sérieusement : les pièces de rock électronique de ma coloc m’apparaissaient comme du bruit, même si je suis ordinairement assez ouverte, pour éviter le silence. C’était même presque caricatural avec la chanson aux lourds effets de basse qui avait une seule phrase pour toute parole : « I’ve got so many questions / but got no answers ». Mes lectures me distanciaient du monde encore une fois, je pensais à Pascal et à sa fureur devant les individus qui renoncent à toute interrogation métaphysique. Au moins, cette tristesse irritée que j’ai ressentie n’a été que passagère, je n’en voulais pas vraiment à ma coloc ni à sa musique. J’avais seulement besoin d’un baume : quoi de mieux que la littérature pour m’apaiser, encore une fois ? En analysant le personnage de Jean Valjean des Misérables, M. Thélot nous avait raconté la sainteté du monde, sans qu’elle comporte une connotation forcément religieuse. Selon Levinas, il s’agit seulement de faire passer autrui avant soi, comme lorsque, arrivés à un étroit cadre de porte, on cède le passage à la personne qui marche devant soi pour éviter la collision. J’ai trouvé que cette sainteté, ce par quoi le monde tient, était touchante dans sa vérité – cette même sainteté que l’on retrouve lorsque, dans une volée de canards migrateurs, un oiseau prend la relève de celui que la résistance de l’air a fatigué. Cette image que Jean-Nicolas m’a décrite sur Internet m’a confirmée que je ne pourrai jamais appartenir ailleurs qu’au Québec.
Heureusement, il ne me reste qu’un seul dossier à composer et il porte sur le bonheur pascalien – quel autre sujet M. Landry aurait-il pu donner ? Toujours dans cette optique du bonheur, j’ai aussi commencé à rédiger un mode d’emploi pour la vie à Québec afin de créer un pont entre la France et ma terre natale : ça tourne autour d’apprécier les belles choses de la vie en tâchant d’être fière de moi dans tout ce que je fais. Même si je travaillerai cet été, ce que plusieurs de mes amis européens ne feront pas, je me donnerai aussi droit à la dolce vita. Par exemple, j’irai au Festival d’été de Québec, pour m’autoriser la mélodie – par un charmant hasard, Stéphanie m’a réservé un macaron en prévente.
1 commentaire:
J'ai beaucoup aimé suivre ton aventure à travers les mots...
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